Daesh : femmes et enfants retournant en Allemagne seront considérés comme «djihadistes»

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Alors que les retours de djihadistes européens partis combattre avec Daesh se multiplient, le renseignement allemand estime qu'il est «justifié» de traiter leurs femmes et enfants comme des «djihadistes», en raison du danger qu'ils représentent.

L'épineuse question du retour des djihadistes européens partis combattre en Syrie et en Irak agite régulièrement l'actualité depuis plusieurs mois. En Allemagne, c'est le sort des enfants et des femmes de djihadistes sur le retour qui préoccupe désormais les autorités. Les services secrets envisagent de les considérer comme des djihadistes à part entière.

Dans un entretien accordé au Süddeutsche Zeitung le 3 décembre, le chef du Bundesamt für Verfassungsschutz (BfV, les renseignements allemands), Hans-Georg Maassen, est revenu sur cette question. «Des enfants ont subi un lavage de cerveau dans les écoles de l'Etat islamique et ont été fortement radicalisés», a-t-il admis. «C'est un problème pour nous, car ces enfants et ces adolescents peuvent parfois être dangereux», a-t-il ajouté.

Quant aux femmes rentrant de Syrie et d'Irak, elles «sont si radicalisées et s'identifient tellement à l'idéologie de Daesh» que les renseignements estiment qu'il est «totalement justifié de les qualifier de djihadistes». «Nous devons les avoir à l’œil», a ajouté Hans-Georg Maassen.

«Nous n'avons pas encore assisté à des retours significatifs de combattants de sexe masculin», a précisé Hans-Georg Maassen. «Nous pensons que les Occidentaux qui combattent aux côtés de Daesh envisagent de rester là-bas jusqu'à la toute fin, et ne chercheront à rentrer en Europe qu'après lors», a-t-il ajouté.

On estime qu'environ 950 citoyens allemands ont rejoint les combattants de l'Etat islamique depuis 2014 : 700 islamistes «à risque» se trouveraient quant à eux sur le territoire allemand. Environ 20% des 950 djihadistes seraient des femmes. Un tiers seulement de ces combattants sont rentrés en Allemagne, parmi lesquels une grande majorité d'enfants et de femmes.

Avec la reconquête des positions de l'Etat islamique en Irak et en Syrie, la question du retour des familles de djihadistes, et particulièrement des femmes et des enfants, se pose également en France. Début novembre, les services de renseignement français comptabilisaient «quelques dizaines» de djihadistes de nationalité française faits prisonniers par les forces qui combattent Daesh.

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2 commentaires

  1. Posté par oxygène le

    Les laisser être jugés par les autorités de la Syrie et d’Irak était certainement contraire aux fameux droits de l’homme ; mais exposer les populations de l’EU à ces bombes humaines, ça c’est compatible avec les droits de l’homme… C’est tellement beau le principe humanitaire…

  2. Posté par Antoine le

    PAS de retour au pays !
    On ne veut pas de bombes ambulantes sur le territoire national !
    La Sécurité d’abord.
    On crée des camp de rétention en Syrie ou en Libye pour y détenir, pour une durée indéterminé, hommes, femmes et enfants. Gardiens de prison d’une société privée.

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